Carl Gustav Jung découvre lors de sa confrontation avec les complexes inconscients la possibilité de les personnifier, c’est le but final qui dans certain cas marque la fin de l’analyse jungienne.
Jung donne à cette pratique le nom d’imagination active.
La pratique de l’imagination active nous permet de passer de la condition d’esclave à celle d’être libre en modifiant l‘activité naturelle des complexes autonomes, la voie de l’individuation nous ouvre les portes nécessaires pour la personnification des complexes .
Milton Erickson se situant dans le cadre des thérapies brèves va par la nouvelle hypnose rentrer en contact avec les complexes inconscients de ses patients ayant la certitude au cours de sa longue expérience que « l’inconscient est là à trois pieds de lui, qu’il l’écoute et comprend ses suggestions ».
Il va se rendre compte comme Jung que l’inconscient est autonome et qu’il est difficile de le diriger et de lui imposer un point de vue conscient rationnel, il est contraint de développer la pratique de l’approche utilisationnelle après avoir constaté qu’il essayait trop de diriger ses patients par ses suggestions, car comme dans l’imagination active, ne pas tenir compte de la vie propre des complexes et de leur autonomie ne permet pas d’obtenir les résultats thérapeutiques souhaités.
Ces deux thérapeutes mondialement reconnus , ne l’ont été que parce qu’ ils ont su que l’inconscient était loin d’être simplement une annexe de la conscience.
Les résultats cliniques obtenus par Carl Gustav Jung et Milton Erickson laissent beaucoup d’espoir pour les personnes en souffrance.
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