Deux voies permettent de mettre en action le processus :
lorsque qu’un complexe inconscient advient en dehors de la volonté du moi sous la forme d’une émotion, d’un affect.
lorsque que le conscient décide de rappeler, un comportement ou une situation à changer.
Le principe de base est que l’activité du conscient doit être mise de côté, la conscience doit s’effacer en perdant l’énergie dont elle a besoin pour toutes les tâches quotidiennes.
Le but est d’entrer en contact avec l’inconscient pour lui donner une occasion de s’exprimer d’une façon ou d’une autre.Les deux fonctions rationnelles dont disposent la conscience, la pensée, et le sentiment doivent être mise de coté.
Cette mise en veille de la conscience peut se faire par un arrêt des activités l’état de veille,l'énergie libérée va être transférée au complexe inconscient et permettre ainsi qu’il soit ressenti par la conscience.
Cette diminution de la libido, se produit fréquemment dans la vie courante on devient distrait on ne fait plus correctement attention.
Ces complexes inconscients deviennent les détendeurs de l’énergie libérée par le conscient, et peuvent ainsi apparaître sous le seuil de la conscience, par des phantasmes, des idées, des images. Ils prennent lors de l’imagination active la forme d’une personnalité donnée, appelée par Jung l’ombre , l’anima ou l’animus.
Cette personnification des complexes a toujours été par le passé appréhendée sous forme, d’anges, de démons, et a donné lieu à la croyance universelle en des esprits, et plus récemment à l’existence de personnalités multiples.
L’induction de l’imagination active va consister à donner l’occasion au complexe inconscient autonome de s’exprimer, la première difficulté vient de mette de côté la tendance naturelle et habituelle qui pousse le conscient au refoulement, mais surtout son habitude très forte d’interrompre le cheminement des éléments intérieurs, de les corriger, de les critiquer, et de les remanier.
C’est pourquoi on peut dire qu’il faut se cultiver dans l’art de se parler à soi même, comme si les complexes autonomes, ombre ou anima étaient des interlocuteurs, ayant leur personnalité propre. L’anima doit être traitée comme une personne qui existe et il faut lui donner la parole pour connaître son point de vue.